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Réseau Developpement Durable
 

EcoLogic et Veolia Propreté lancent la 1ère solution mutualisée de gestion des D3E professionnels
Publié le 08-03-2010 par NETWORKVISIO
 

Pour faciliter la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E), EcoLogic et Veolia Propreté proposent une solution inédite de gestion des flux de D3E professionnels de catégorie 3 (bureautique, informatique et télécommunications). Cette offre, « Courtcircuit - le plus court chemin vers le recyclage », destinée aux producteurs et détenteurs de D3E professionnels, permet de répondre aux obligations d’enlèvement et de traitement de leurs équipements électriques et électroniques en fin de vie.

L’offre « Courtcircuit » simplifie et optimise la gestion des D3E professionnels de catégorie 3, depuis la demande de reprise de ces équipements jusqu’à leur facturation. C’est actuellement le 1er service mutualisé disponible sur le marché qui vise la performance économique et la protection de l’environnement.

 

 

Ce nouveau service prend en charge les aspects logistiques, administratifs et financiers de l’enlèvement des D3E professionnels chez le détenteur mais aussi de leur recyclage, et ce quelle que soit la marque et la date de mise sur le marché des D3E.

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tarifs d'achat pour le photovoltaïque
Publié le 14-01-2010 par redaction
 

 le MEEDDM a publié les tarifs d'achat pour le photovoltaïque

Le gouvernement a annoncé les nouveaux tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque.

·        58 centimes/kWh est désormais réservé aux «bâtiments existants» d'habitation, d'enseignement ou de santé, et bénéficiant d'une conception architecturale et esthétique particulière.

·        50 centimes/kWh. pour les autres bâtiments existants (bureaux, industries, commerces, bâtiments agricoles)

·        42 centimes/kWh   pour les bâtiments qui ne peuvent bénéficier de ces deux premiers tarifs, un tarif est créé à.

·        Les panneaux solaires installés à même le sol pourront bénéficier d'un nouveau tarif de 40 centimes du kWh contre 32 centimes/kWh auparavant. Ce tarif est exlusivement pour les Dom-Tom et la Corse.

 

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Le Maroc mise sur le stockage d'énergie sous forme d'eau pour produire son électricité
Publié le 05-01-2010 par chroniques
 

 Afourer (Maroc) Envoyé spécial

 200 kilomètres à l'est de Casablanca, au pied de l'Atlas, juste au-dessus de la bourgade d'Afourer, un dispositif hydraulique digne des Shadoks strie la montagne d'un filet clair. Deux réservoirs d'eau de 1,3 million de msont reliés par un "pipeline". Entre les deux bassins, deux unités de production hydroélectrique forment le coeur du système. A certains moments, l'eau descend ; à d'autres, elle monte.

 

Baptisé station de turbinage et pompage (STEP), ce système permet au Maroc de lisser les variations de production de l'éolien et du solaire et de répondre rapidement aux éventuelles pointes de consommation.

Moins médiatisée que l'éolien et le solaire, l'énergie hydroélectrique se trouve pourtant une place de choix dans le développement des énergies renouvelables. Avec des dispositifs qui se démarquent des barrages classiques. Une STEP fonctionne autour d'un aller-retour. Lorsque le réseau a besoin d'électricité, l'eau est libérée du réservoir haut et dévale dans les tuyaux pour alimenter les turbines des unités de production électrique.

La STEP d'Afourer peut ainsi produire 460 mégawatts (MW), soit l'équivalent d'une centrale à charbon. L'eau déversée dans le bassin inférieur est repompée vers le lac supérieur lorsque le besoin d'électricité, et son prix, sont moindres. En général, la nuit. Au total, le rendement d'une STEP - entre l'énergie produite et celle qui est consommée - est de l'ordre de 70 % à 80 %.

La STEP d'Afourer, commandée au français Alstom, a été mise en place fin 2004. Abdellah Moati, le directeur de la production de l'Office national de l'électricité (ONE), souligne la gestion délicate de la demande en électricité de son pays et le nécessaire stockage d'énergie. "Les centrales thermiques classiques, au charbon, qui fournissent une très grande part de l'électricité du pays, fonctionnent de manière optimale lorsqu'elles sont à plein rendement, note-t-il. Le surplus de leur énergie peut être stocké et restitué par la STEP. Par ailleurs, en cas de pointe de la consommation, l'accroissement de la production d'électricité par des centrales à turbines à gaz représentant un coût élevé, il est plus rentable d'utiliser la STEP."

L'équation économique de la STEP d'Afourer est améliorée par le fait que le pompage de l'eau vers le lac supérieur, pendant la nuit, se fait avec de l'électricité importée à coût très compétitif d'Espagne.

Mais l'objectif de l'ONE est aussi la composition avec la STEP d'un portefeuille d'énergies équilibré. Le Maroc affiche l'objectif de produire en 2020 près de 20 % de son électricité grâce aux énergies renouvelables, explique Saïd Mouline, directeur général du Centre développement des énergies renouvelables. Or "l'association de la STEP et des énergies renouvelables offre plus de stabilité dans l'alimentation du réseau", note Adbdellah Saphar, qui supervise pour l'ONE l'exploitation des énergies renouvelables dans le sud du Maroc.

Les STEP peuvent être déclenchées très rapidement, en quelques minutes. Et contrairement à l'hydroélectricité classique, où l'eau n'est pas récupérée, elles sont relativement protégées des risques de sécheresse, même si l'apparition de boues, due à l'assèchement des cours d'eau qui approvisionnent le bassin, peut parfois poser un problème.

"Il y a un regain d'intérêt pour toutes les formes de stockage d'énergie et la STEP répond bien à ce besoin de stockage massif", analyse Cédric Philibert, expert au sein du département des énergies renouvelables de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). L'eau offre un stockage d'énergie plus facile et plus long que les sels fondus ou l'hydrogène. Selon les estimations de l'AIE, près de 100 GW de STEP sont installées ou en cours de création dans le monde, et il existerait un potentiel pour multiplier par dix cette capacité.

La France figure parmi les pays déjà conquis : dans l'Isère par exemple, EDF a associé une STEP au barrage de Grand'Maison. De l'autre côté de l'Atlantique, Steven Chu, le secrétaire à l'énergie de l'administration Obama, aime lui aussi souligner le rôle essentiel que peuvent jouer les systèmes de pompage-turbinage pour le stockage de l'énergie.

Des projets à plus long terme envisagent la création de systèmes reliant des bassins de pompage terrestres, ou des atolls artificiels surélevés, et la mer. Au Maroc, convaincu des avantages de la STEP, l'ONE se prépare à en construire une deuxième près d'Agadir et une troisième au nord du pays.

Bertrand d'Armagnac

 

 

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Isabelle Autissier présidente du WWF France
Publié le 22-12-2009 par chroniques
 

 

La navigatrice a été élue présidente de la branche française du Fonds mondial pour la Nature (World Wildlife Fund, WWF)-France.

 

 

 

La navigatrice Isabelle Autissier, en avril dernier.

La navigatrice Isabelle Autissier, en avril dernier. (AFP)

 

C’est en quelque sorte la mer houleuse qui vient à la rescousse du petit panda, un conte de Noël inédit que le WWF nous offre sur un plateau.

Isabelle Autissier, célèbre pour ses quinze ans de course au large, dont quatre tours du monde en solitaire, vient d’être élue présidente du WWF France, l’organisation écologique réputée pour son engagement en faveur de la biodiversité.

Ingénieur agronome spécialisée dans l’halieutique, écrivain, femme de radio, créatrice de spectacles sur la mer et l’environnement, vice-présidente du Grenelle de la mer, la navigatrice a plutôt le bon profil pour représenter publiquement le WWF, dont le bras armé reste Serge Orru, le fondateur du festival du vent de Calvi.

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Pour la première fois, du magma sous-marin en vidéo
Publié le 21-12-2009 par chroniques
 

Par Denis Delbecq • 20 décembre 2009

Quatre mille pieds sous la mer, le Mata Ouest en éruption. Ce volcan du Pacifique (15.10°S , 173.75°W) a été découvert en novembre 2008, libérant des volutes hydrothermaux. En mai 2009, de retour avec leur robot Jason, les chercheurs de la Woods Hole Oceanographic Institution ont pu filmer son éruption, prélever des fluides et des roches. La zone d’effusion s’étendait sur une centaine de mètres, le long de la crête du volcan. Jason a pu s’approcher à seulement quelque mètres du magma.

Selon le WHOI, c’est la première fois qu’on peut ainsi observer des écoulements de magma à grande profondeur. Car d’ordinaire, dès qu’une éruption est repérée au moyen de capteurs acoustiques ou sismiques, les navires d’exploration prennent la mer et arrivent… trop tard. Cette fois, depuis les îles Samoa, à 200 km seulement du Mata Ouest, les chercheurs sont arrivés à temps. (Cliquez ici pour le localiser dans Google Earth)

Ces éruptions ne sont pas rares, mais la plupart ne laissent aucune trace en surface. Sauf quand elles sont de grande ampleur. C’est ainsi que le navigateur français Philippe Monnet, qui bouclait son tour du monde à la voile à l’envers, en a été témoin (1), au large du Cap de Bonne espérance: «Lundi de Pâques, 24 avril 2000. 4h. L’enfer toute la nuit. Les éclairs pètent de tous les côtés. Jamais vu ça. Il n’y a pas d’issue. Toutes les 3 secondes, le ciel s’embrase. Je reste à l’intérieur de peur d’être grillé sur le pont.(…) Chaleur suffocante. La foudre a l’air de sortir de la mer pour jaillir dans le ciel et exploser plus haut. J’ai l’impression de naviguer sur un volcan en éruption.

Mardi 25 avril, 105e jour.

17h30. Sortons de l’enfer. Eu des précisions par radio. Il s’agissait bien d’une éruption volcanique sous-marine! (…) La base des nuages s’enflamme et les explosions jaillissent et se perdent dans le ciel, j’ai entraperçu les moustaches du diable.» Une jolie expression qui servira de titre pour le magnifique ouvrage paru quelques mois après son arrivée sur la terre ferme (1).

Le volcan Mata Ouest, filmé par le robot Jason.

 

(1) «J’ai entraperçu les moustaches du diable», texte de Philippe Monnet, photographies de Philippe Monnet et Laurent de Bartillat. Editions Fayard,

Image: Le Mata Ouest en éruption. © WHOI/NOAA/NSF

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Les forêts primaires sont l'avenir de l'homme
Publié le 17-12-2009 par chroniques
 

Bernard Maris - France Inter | Mercredi 16 Décembre 2009
 

Bernard Maris, chroniqueur de France Inter, se pose la question du rôle que le marché pourrait jouer dans la protection de la biodiversité et des forêts.



 

 
A Copenhague on parle de la déforestation... mais on peut se demander si le marché peut gérer la déforestation. Il y a en effet un grand paradoxe dans la gestion des gaz à effet de serre par le marché du CO2.
On peut penser que le marché, qui est un autre nom du capitalisme, a provoqué la ruine de la nature et l’excès de CO2, mais, en même temps, on lui demande de gérer ses pollutions. C’est un peu comme si on demandait à un assassin de gérer ses crimes, ou à un cambrioleur de tenir la caisse, vous voyez ? Le marché a créé la pollution, dont on va créer un marché de la pollution, et le problème de la pollution s’en trouvera illico réglé. On pourrait craindre que la gestion de la pollution confiée au marché, entraine encore plus de pollution, mais bon. La déforestation va donc être confiée aussi, comme le CO2 au marché.
C’est donc la finance carbone qui va gérer la production de CO2.

Et j’avoue que lorsqu’on connaît les dégâts que peut faire cette chère finance, ça donne un peu froid dans le dos ! S’il y a bien un lieu où l’autorégulation n’existe pas, où la démesure est la règle, c’est bien la finance. Imaginons donc que la déforestation soit gérée en termes d’émissions de CO2 – ce que va proposer Copenhague. Que va-t-il se passer ? les propriétaires de forêts vont avoir d’énormes équivalents CO2 (les forêts mondiales stockent 400 milliards de tonnes de carbone) qu’elles vont pouvoir offrir aux pollueurs.

A ceux qui veulent déforester pour produire des agrocarburants, pour élever des bovins, pour semer du soja etc. A ceux qui veulent remplacer la forêt primaire par des palmiers ou des eucalyptus. Or la forêt primaire stocke 5 fois plus de CO2 que la forêt artificielle. Par ailleurs, qui est propriétaire de la forêt primaire ? 60 millions d’indigènes vivent de cette forêt, quel sera leur poids par rapport aux grandes entreprises ? Et puis, en Indonésie, plus de 60% de l’abattage est illégal. Qui est propriétaire ? On peut craindre que les plus pauvres soit n’ait pas leur mot à dire, soit se contentent de vendre des droits de propriété qui sont des équivalents de droits à polluer, ce qui permettra aux acheteurs de continuer à polluer. Enfin... Enfin la forêt primaire n’a rien à voir avec les forêts artificielles : elle est source de beauté, de diversité, de savoir à découvrir. Les macaques et les chimpanzés appartiennent autant aux enfants de France qu’aux défricheurs. La forêt primaire devrait être déclarée bien commun de l’humanité.

La phrase : « Si la société devient insupportable, alors je deviens celui qui a recours aux forêts » Ernst Junger.
 
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Comment l'Atlantique s'est déversé en Méditerranée
Publié le 16-12-2009 par chroniques
 

 

Marc Mennessier
14/12/2009 

La Méditerranée s'est remplie à nouveau, en l'espacede deux ans seulement, lorsque les eaux de l'Atlantique ont pu se frayer un chemin à travers Gibraltar. DR
La Méditerranée s'est remplie à nouveau, en l'espacede deux ans seulement, lorsque les eaux de l'Atlantique ont pu se frayer un chemin à travers Gibraltar. DR

Après un séisme, d'énormes masses d'eau ont très vite traversé le détroit de Gibraltar.

Il y a 5,6 millions d'années, la Méditerranée était quasiment rayée de la carte du monde. À cette lointaine époque, en effet, le détroit de Gibraltar, situé à la jonction des plaques africaine et eurasienne, était fermé, privant celle que les Romains baptisait Mare Nostrum de tout apport d'eau en provenance de l'Atlantique. Sous l'effet de l'évaporation, la grande bleue s'est alors progressivement asséchée pour devenir une sorte de grand lac d'eau salée, à l'image de la mer Morte.

Une fois parvenu à l'équilibre, son niveau était inférieur de 1 500 à 2 700 m par rapport à ce qu'il est aujourd'hui ! Les fameux herbiers de posidonies, ces herbes aquatiques aux longues feuilles enrubannées qui tapissent les fonds marins à proximité des côtes, datent de cette curieuse période, que les géologues nomment la crise de salinité messinienne.

 

Plus de 10 mètres par jour

Mais 270 000 ans plus tard, c'est le scénario inverse qui se produit. Une équipe de recherche franco-espagnole vient de montrer, dans le dernier numéro de la revue Nature, que la Méditerranée s'est remplie à nouveau, en l'espace de deux ans seulement, lorsque les eaux de l'Atlantique ont pu se frayer un chemin à travers Gibraltar, à la faveur d'un épisode sismique. D'après leurs estimations, le niveau est monté, à certains moments et en certains endroits, de plus de 10 mètres par jour ! À titre de comparaison, l'élévation actuelle du niveau de la mer, due au réchauffement climatique, n'est que de quelques millimètres par an…

Cet événement cataclysmique, qui n'est pas sans rappeler le déluge biblique (même si aucun homme ne vivait sur Terre à cette époque), était déjà connu des scientifiques. L'intérêt du travail mené par l'équipe dirigée par Daniel Garcia-Castellanos, de l'Institut des sciences de la Terre de Barcelone, en collaboration avec le Français Christian Gorini (CNRS/Université Paris-VI), est d'avoir permis de mieux comprendre ses modalités, et notamment sa soudaineté, qui restaient jusqu'à présent mystérieuses.

Ces chercheurs ont révélé, à partir de données géologiques et sismiques, l'existence d'un ancien canal d'environ 200 kilomètres de long qui traverse le détroit de Gibraltar d'ouest en est et qui, selon eux, a été creusé par l'érosion due au déversement des eaux de l'Atlantique dans la «cuvette» asséchée de la Méditerranée.

Puis en utilisant un modèle d'incision (autrement dit de creusement de la roche sous l'action de l'eau) déjà utilisé et validé sur des lacs et des cours d'eau de montagne, ils sont parvenus à évaluer la durée de l'inondation. Après une phase de démarrage lente qui s'est étalée sur plusieurs milliers d'années, le remplissage s'est brutalement accéléré : 90 % du volume d'eau provenant de l'Atlantique a été transféré pendant un laps de temps très court, de quelques mois à deux ans seulement.

Pour autant, Daniel Garcia-Castellanos et son équipe excluent l'hypothèse d'une immense chute d'eau comparable, en bien plus grand évidemment, à celles du Niagara. Leurs données suggèrent plutôt l'existence d'une immense coulée d'eau descendant le long d'une pente de plusieurs kilomètres de large, depuis l'Atlantique vers la Méditerranée.

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Le lithium coule à flot dans les entrailles de la Terre
Publié le 15-12-2009 par chroniques
 

Par Denis Delbecq  13 décembre 2009                                                                                                           Une jeune entreprise américaine se propose d’en extraire du lithium, un composant indispensable pour les batteries, et notamment pour les accumulateurs des véhicules électriques dont la production de masse devrait démarrer d’ici 2011.

C’est au Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL), que l’idée aurait jailli en premier. En 2007, certains de ces chercheurs ont donc créé leur startup, Simbol Mining, avec la production de lithium en ligne de mire. Car les eaux à haute température chauffées par la proximité de réservoirs de lave contiendraient autant du précieux métal que les mines très convoitées de Bolivie. Simbol Mining entend utiliser un brevet déposé par le LLNL pour précipiter et extraire les silicates contenus dans les eaux géothermiques, qui empêchaient jusqu’à présent de capturer le lithium présent. L’entreprise espère «louer» les eaux de plusieurs centrales du sud-ouest américain, le temps d’en filtrer le lithium, avant qu’elles soient réinjectées dans les puits.

En 2008, vingt-huit mille tonnes de lithium ont été produites dans les mines de la planète, principalement en Australie, en Argentine et au Chili. Les déserts salés des hauts-plateaux boliviens, qui contiendraient 15% des réserves conventionnelles de lithium, sont convoités par le français Bolloré; le coréen LG et le japonais Mitsubishi. Des réserves que le président Bolivien réélu début décembre, Evo Morales, n’entend pas laisser filer sans qu’elles profitent à son pays.

Pour les Etats-Unis, qui ne sont pas en odeur de sainteté en Bolivie, l’extraction de lithium dans des forages géothermiques de Californie et d’Etats voisins, serait donc une aubaine. Pour le moment, Simbol Mining reste très discret sur sa méthode, et sur ses conséquences environnementales. L’embryon de site internet de l’entreprise explique brièvement que le lithium d’origine géothermique ne génère ni déchets, ni gaz carbonique, et que son extraction est particulièrement économique. Des affirmations qui devront être démontrées à l’avenir. Alors que les grands constructeurs automobiles auront besoin de dizaines de milliers de tonnes de lithium pour propulser leurs véhicules électriques, la petite entreprise espère bien avoir trouvé la poule aux œufs d’or.

Image: Centrale géothermique en Islande. © Denis Delbecq

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